World-War 3L’année 2014 aura été marquée par la brutale aggravation de la crise économique et financière mondiale et par la fuite en avant de l’Otan vers un dangereux chaos guerrier dont les métastases touchent désormais le continent européen.

  • Les masques statistiques euphoriques n’abusent plus que les gogos. La prétendue "reprise" continue à être financée par de la dette pour « une période considérable ». Les banques sont incapables de satisfaire à des stress-tests édulcorés. Les chiffres du chômage sont trafiqués par des radiations massives. La distribution de "food stamps" (tickets d’alimentation) bat des records aux États-Unis. Et plus alarmant encore, la courbe de la mortalité infantile US vient de repartir à la hausse [1].
  • L’État islamique en héritage : aux confins orientaux de leur empire, les maîtres du monde, venus semer à les entendre le Bien et la Démocratie, n’ont récolté que le chaos. Aux potentats régionaux détrônés succèdent les ravagés de l’État islamique qui sont aux États-Unis ce que Mr Hyde était au Dr Jekyll. Les atrocités médiatisées des uns ne valent-elles pas les bombardements à l’aveugle ou les pratiques tortionnaires enfin révélées des autres ?
  • Le cancer de la guerre frappe désormais aux portes du vieux continent européen : venue faire la nique à la Russie du vilain Poutine, l’Otan s’est pris les pieds dans le bourbier ukrainien après y avoir fomenté un coup d’État, sans manifestement maîtriser les moyens de le pérenniser.

Une course poursuite entre deux chaos

C’est donc une course contre la montre entre deux chaos, l’un "civil" (économique, financier, social), l’autre guerrier, qui se jouera en 2015. Une chose est sûre, aucune solution acceptable n’est à attendre des autorités politiques de l’empire. Paul Craig Roberts, qui connaît bien ce monde interlope pour l’avoir servi [2], est catégorique : les États-Unis sont plus que jamais aux mains d’un complexe militaro-industriel US va-t-en-guerre agissant dans l’ombre d’un président de comédie.

Le président Obama a perdu ce qui lui restait de pouvoir lors des dernières élections de mi-mandat le 4 novembre dernier. Les faucons néoconservateurs de Washington règnent en maîtres au sein de l’empire. Et ce ne sont pas leurs pâles vassaux européens, à l’image d’un Hollande déjanté et d’une Merkel ne sachant plus vraiment sur quels intérêts allemands danser, qui risquent de contrarier cette folle fuite en avant suicidaire.

Au point, juge Paul Craig Roberts, que le seul "espoir" restant est que le chaos économico-financier soit suffisamment rapide et retentissant pour couper court aux velléités de chaos guerrier.

« L’espoir vient de l’extérieur du système politique. L’espoir est que le château de cartes ainsi que les marchés truqués érigés par les décideurs politiques pour le bénéfice des 1% [de riches, ndlr] s’effondrent. »

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